Tokyo - Jour 3
Ce matin c’est plus cool. Je file à la laverie car avec la chaleur, les tenues filent vite. C’est l’occasion pour moi de faire une super promenade à travers le quartier. J’adore. Je m’arrête tous les trois pas pour prendre des photos. Il n’y a personne. Ah si, parfois je vois une petite dame avec des gants de jardinage arracher les mauvaises herbes des marches de son perron, et arroser les plantes devant sa porte.
Je passe un petit cimetière de quartier. Dans chaque mini-sanctuaire, il y a des plantes fraîches, et on ne croise pas de perron qui n’ait pas au moins 2 pots de plantes, consciencieusement entretenues.
Pendant que les machines lavent (après avoir demandé conseil à deux personnes pour ces foutues machines) je sors à 10 m voir un endroit que j’avais repéré en arrivant : livre sous la main, j’entre prudemment dans ce qui est un petit sanctuaire discret à côté d’un parc pour enfants.
Vous le voyez ? Il dépasse dans la rue.
J’ai 30 minutes devant moi.
Gardé par deux Koma-inu, à côté d’un petit point d’eau avec des carpes, je trouve un banc sous un ginkgo.
Le calme. Un petit vent. Quelle chance !
(Les feuilles sont énormes !!! Dans le coin, j’ai même vu des pots d’eau avec d’immenses lotus dedans. Je suis jalousie).
Bon, et c’est le moment qu’à choisi mon appareil photo pour me lâcher. L’obturateur s’arrête en cours de route. Il ne s’allume plus qu’une fois sur deux. Je suis trop heureuse d’être là pour être complètement dégoûtée, mais quand même ça me tracasse.
La journée va se passer comme ça, à alterner avec le reflex capricieux et mon téléphone portable qui ne tiens pas la charge.
On pars quand même pour Ginza !!
Eh oui, j’ai des choses à faire là-bas, comme éplucher plein de papeteries et de « stationery shop ». Je ramène un butin dingue ! La chaleur est atroce et très fatigante, mais tout est (trop) climatisé ici donc on alterne un bon chaud-et-froid.
L’un des plus beaux magasins visités étant Kyukyodo, où j’ai acheté des pinceaux et du papier et tout un tas d’autres trucs inutiles hinhinhin
Une gentille petite dame nous a même proposé de signer le registre de visite de l’expo à l’étage (magnifiques calligraphies originales !) et était très surprise de voir Emi signer son prénom en hiragana.
En fin de journée, on décide de se rapprocher de la Tokyo Tower. Superbe, importante, définitivement années 70, tellement classe… au rez-de-chaussée ils exposent les tenues officielles du danseur pour la cérémonie d’ouverture ; superbe.
Petit passage obligatoire au Donguri shop, l’une des boutiques du studio Ghibli à Tokyo : la ruine totale. Les filles courent partout en gesticulant pour me demander si elles peuvent claquer leur budget dans des figurines de Jiii ou Teto. Tout est trop beau !
Pour se remettre, on s’offre une bière Norvégienne (oui, il y avait un festival norvégien sur la place, ça ne s’invente pas. Au menu ? Du thon évidemment. Du thon Norvégien) avant de repartir pour attraper un bus ou un métro vers la gare : on traverse la rivière Kanda en marchant vers Taitō et là… on tombe juste à côté de Asakusa, l’un des sanctuaires incontournables de Tokyo. Il est connu pour sa taille importante et son allée de magasins à l’entrée, ainsi que pour son incroyable couleur rouge.
Il était tard, il pleuvait, JP était ravi mais moi dégoûtée ; mon appareil ne prenait plus qu’une photo sur 15 et j’étais très découragée, sans parler des filles !
On est rentrés en partie à pieds. Après ça je peux vous dire qu’on a bien dormi !!



















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